La morphologie du système verbal du français à l’épreuve du fonctionnalisme d’André Martinet et de la théorie néokhalilienne de Abderrahman Hadj-Salah. De quelques réflexions sur une application comparée en didactique du français.
Loading...
Date
Authors
Journal Title
Journal ISSN
Volume Title
Publisher
Teacher Training College of Bouzareah
Abstract
Abstract:
One of the major difficulties inherent to the learning of the French language resides in its verbal system. At the formal level, the learner faces a verbal structure both rich in morphological variations and complex, and at the semantic level – except for the «simple past» which has a value of completed time – various meanings for each of the time values of the system which alternates, according to the context, with verbal modality of «aspect» in total opposition to them. We shall deal only with the formal structure of the French verbal system, pointing out that when the French pupil handles the verbal morphology of his language, and meets difficulties, which are inherent to the system, the Algerian pupil will have to face, in addition, the interaction within his linguistic conscience with specificities, which characterize his language. Here again, we shall not complicate the picture by considering the sociolinguistic aspect which determines it. In a first stage, the French verbal system will be introduced, as it appears in André Martinet’s Grammaire Fonctionnelle du Français, and in a second stage, will be put to the test of Abderrahmane HadjSalah’s neo-khalilian theory.Our reflexion will thus stem from these two points of view on this particular aspect of French grammar. Linguistic: it allows us to compare two traditions of thought about the same object: French. Didactic: hence, we can create and construct learning processes, which will certainly prove to be more adequate.
Résumé :
Dans l’apprentissage de la langue française, l’une des difficultés majeures est son système verbal. Au niveau formel de la langue, l’apprenant a affaire à une structure verbale riche en variations morphologiques, mais de là complexe, et au niveau sémantique -hormis le cas du « passé simple » qui a exclusivement une valeur de temps accompli- à une polysémie de chacune des valeurs de temps du système qui alterne, selon le contexte avec la modalité verbale de « l’aspect » en opposition totale avec elles. Nous n’aborderons, ici que la structure formelle du système verbal du français en notant bien que si l’écolier français, quand il apprend à manipuler la morphologie verbale de sa langue, rencontre des difficultés inhérentes au système, l’écolier algérien devra faire face, en plus, à l’interaction, dans sa conscience linguistique avec des spécificités qui déterminent le sien. Et là encore, sciemment, pour ne pas compliquer cette analyse, nous n’entrerons pas dans la complexité sociolinguistique qui le détermine. Dans un premier temps, nous présenterons le système verbal du français tel qu’il apparaît dans la Grammaire fonctionnelle du français d’André Martinet, et dans un second temps, nous le mettrons à l’épreuve de la théorie néo-khalilienne de Abderahmane Hadj-Salah. C’est à l’issue de ces deux points de vue sur cette page de la grammaire française que nous mènerons une réflexion. Linguistique : elle nous permet de comparer deux traditions de pensées sur un même objet, ici, le Français. Didactique : on est, de ce fait, à même de créer et de construire des opérations d’apprentissage, certainement plus adéquates.